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Chris Blackwell, co-fondateur d'Island Records, se souvient de l’essor de la musique jamaïcaine durant sa jeunesse.

Chris Blackwell, co-fondateur d'Island Records, se souvient de l’essor de la musique jamaïcaine durant sa jeunesse.

La musique de la Jamaïque

Comment une île a transformé le monde.

Bien qu'elle ne mesure que 235 km de long et 84 km de large, la Jamaïque est une force puissante dans le monde musical. Cette nation caribéenne est le berceau de toutes sortes de genres célèbres dans le monde entier, comme le ska, le reggae et le dancehall. La Jamaïque enregistre plus de musique par personne que n'importe quel autre pays au monde. Pour David Yurman, la musique est une source d'inspiration intarissable, il a donc semblé naturel de mener notre compagne Automne 2018 et Printemps 2019 dans un lieu qui célèbre le pouvoir de la créativité. De Goldeneye à Kingston, la Jamaïque est une source d'originalité artistique qui influence toute une nouvelle génération.

La musique de la Jamaïque

Comment une île a transformé le monde.

Bien qu'elle ne mesure que 235 km de long et 84 km de large, la Jamaïque est une force puissante dans le monde musical. Cette nation caribéenne est le berceau de toutes sortes de genres célèbres dans le monde entier, comme le ska, le reggae et le dancehall. La Jamaïque enregistre plus de musique par personne que n'importe quel autre pays au monde. Pour David Yurman, la musique est une source d'inspiration intarissable, il a donc semblé naturel de mener notre compagne Automne 2018 et Printemps 2019 dans un lieu qui célèbre le pouvoir de la créativité. De Goldeneye à Kingston, la Jamaïque est une source d'originalité artistique qui influence toute une nouvelle génération.

Vivez la vie que vous souhaitez

Avant que la musique ne devienne l'exportation principale du pays, les Jamaïcains devaient descendre dans la rue pour entendre des rythmes locaux. Durant les années 1950, les disques de rhythm and blues américains régnaient sur les ondes jamaïcaines. Pour faire concurrence aux stations de radio, les DJ organisaient des fêtes en plein air, diffusant du R&B de la Nouvelle-Orléans à l'aide de tours d'enceintes. C'est ainsi qu'est né le mouvement du sound system. La culture du sound system s’est mise à diffuser des titres d'artistes jamaïcains.

Vivez la vie que vous souhaitez

Avant que la musique ne devienne l'exportation principale du pays, les Jamaïcains devaient descendre dans la rue pour entendre des rythmes locaux. Durant les années 1950, les disques de rhythm and blues américains régnaient sur les ondes jamaïcaines. Pour faire concurrence aux stations de radio, les DJ organisaient des fêtes en plein air, diffusant du R&B de la Nouvelle-Orléans à l'aide de tours d'enceintes. C'est ainsi qu'est né le mouvement du sound system. La culture du sound system s’est mise à diffuser des titres d'artistes jamaïcains.

On entend de la musique anglaise, américaine et jamaïcaine partout. Comment est-ce possible ? C'est incroyable. La Jamaïque offre cette bénédiction.

— C H R I S   B L A C K W E L L

On entend de la musique anglaise, américaine et jamaïcaine partout. Comment est-ce possible ? C'est incroyable. La Jamaïque offre cette bénédiction.

— C H R I S   B L A C K W E L L

Collage de photos en couleur et en noir et blanc de musiciens jamaïcains, de Jamaïcains qui dansent à l'extérieur, une peinture d'un drapeau éthiopien avec un lion tenant un sceptre, et un jeune Chris Blackwell assis avec d'autres personnes.

Durant les années 1950, le concept du sound system est devenu extrêmement populaire à Kingston. Dans toute la ville, les DJ empilaient des enceintes sur des camions afin d'organiser des fêtes en plein air. Lassés d'entendre les mêmes titres de R&B américain diffusés à la radio, les Jamaïcains se sont attachés aux nouvelles chansons créées par le mouvement. Ces artistes locaux ont alors commencé à enregistrer leurs albums, dont certains produits par Chris Blackwell.

Durant les années 1950, le concept du sound system est devenu extrêmement populaire à Kingston. Dans toute la ville, les DJ empilaient des enceintes sur des camions afin d'organiser des fêtes en plein air. Lassés d'entendre les mêmes titres de R&B américain diffusés à la radio, les Jamaïcains se sont attachés aux nouvelles chansons créées par le mouvement. Ces artistes locaux ont alors commencé à enregistrer leurs albums, dont certains produits par Chris Blackwell.

Alors âgé d'une vingtaine d'années, Chris Blackwell s'est retrouvé au centre de cette scène musicale en pleine expansion. Lorsqu'il était instructeur de ski nautique, il est tombé sous le charme de la musique d'un groupe de jazz qui jouait au Half Moon Hotel de Montego Bay. « J'avais probablement bu trop de rhum et j'ai dit au groupe que j'adorerais les enregistrer », se souvient Blackwell. Il a emmené le groupe dirigé par un jeune pianiste aveugle nommé Lance Hayward dans un studio à Kingston. C'est ainsi qu'a démarré Island Records, qui tient son nom d’un roman d'Alec Waugh, Island in the Sun. À l'époque, les disques jamaïcains n'étaient vendus qu'aux touristes. Sans aucune expérience en dehors de son amour pour la musique, Blackwell a produit plusieurs singles qui sont devenus des tubes locaux, créés par des Jamaïcains pour les Jamaïcains.
 

En 1962, la Jamaïque a obtenu son indépendance de l'Angleterre, peu de temps avant de devenir une puissance mondiale de la musique populaire. Blackwell, un citoyen britannique, a emménagé à Londres, où la musique de l'île a été adoptée par les immigrants. Il livrait des disques dans les boutiques des communautés des Caraïbes du Royaume-Uni, se rendant de ville en ville à bord de sa Mini Cooper bleue et blanche. Les disques de Blackwell commençaient également à plaire aux jeunes Britanniques, particulièrement les Mods. Faisant partie du mouvement Youthquake des années 1960, les Mods, reconnaissables à leurs costumes à coupe étroite, leurs mini-jupes et leurs scooters, ont lancé une transformation culturelle qui a eu un impact international. Deux ans plus tard, « My Boy Lollipop », un titre ska de Millie Small, l'une des artistes de Blackwell, a eu un énorme succès, avec 6 millions d'exemplaires vendus à travers le monde.

Alors âgé d'une vingtaine d'années, Chris Blackwell s'est retrouvé au centre de cette scène musicale en pleine expansion. Lorsqu'il était instructeur de ski nautique, il est tombé sous le charme de la musique d'un groupe de jazz qui jouait au Half Moon Hotel de Montego Bay. « J'avais probablement bu trop de rhum et j'ai dit au groupe que j'adorerais les enregistrer », se souvient Blackwell. Il a emmené le groupe dirigé par un jeune pianiste aveugle nommé Lance Hayward dans un studio à Kingston. C'est ainsi qu'a démarré Island Records, qui tient son nom d’un roman d'Alec Waugh, Island in the Sun. À l'époque, les disques jamaïcains n'étaient vendus qu'aux touristes. Sans aucune expérience en dehors de son amour pour la musique, Blackwell a produit plusieurs singles qui sont devenus des tubes locaux, créés par des Jamaïcains pour les Jamaïcains.


En 1962, la Jamaïque a obtenu son indépendance de l'Angleterre, peu de temps avant de devenir une puissance mondiale de la musique populaire. Blackwell, un citoyen britannique, a emménagé à Londres, où la musique de l'île a été adoptée par les immigrants. Il livrait des disques dans les boutiques des communautés des Caraïbes du Royaume-Uni, se rendant de ville en ville à bord de sa Mini Cooper bleue et blanche. Les disques de Blackwell commençaient également à plaire aux jeunes Britanniques, particulièrement les Mods. Faisant partie du mouvement Youthquake des années 1960, les Mods, reconnaissables à leurs costumes à coupe étroite, leurs mini-jupes et leurs scooters, ont lancé une transformation culturelle qui a eu un impact international. Deux ans plus tard, « My Boy Lollipop », un titre ska de Millie Small, l'une des artistes de Blackwell, a eu un énorme succès, avec 6 millions d'exemplaires vendus à travers le monde.

Collage de photos en couleur et en noir et blanc de disques d'Island Records, de la première page d'un journal annonçant l'indépendance de la Jamaïque et des Skatalites.

DANS LE SENS DES AIGUILLES D’UNE MONTRE, EN PARTANT DU COIN SUPÉRIEUR GAUCHE :  Un album du pianiste de jazz Lance Hayward produit par Chris Blackwell ; la Jamaïque devient une nation indépendante en 1962 ; une édition rare de l'album de Hayward avec une faute dans son nom ; Blackwell a lancé les Skatalites, les pionniers du ska, au niveau international.

DANS LE SENS DES AIGUILLES D’UNE MONTRE, EN PARTANT DU COIN SUPÉRIEUR GAUCHE :  Un album du pianiste de jazz Lance Hayward produit par Chris Blackwell ; la Jamaïque devient une nation indépendante en 1962 ; une édition rare de l'album de Hayward avec une faute dans son nom ; Blackwell a lancé les Skatalites, les pionniers du ska, au niveau international.

Get Up, Stand Up

Le ska jamaïcain rythmé et enjoué a fait place au rocksteady décontracté puis au reggae, étroitement lié à la communauté rasta locale. Les Rastafaris, membres d'un groupe politique et religieux axé sur l'Afrique, étaient tout d'abord redoutés sur l'île et faisaient l'objet de discriminations. Cependant, les chansons rasta de Bob Marley ont changé la perception de ce mouvement de contre-culture et ont fait du leader des Wailers une star internationale. La popularité inouïe de Marley est due à Blackwell. (Lors de l'introduction de Blackwell au Rock and Roll Hall of Fame en 2001, il a été qualifié de « l'homme responsable de la popularité du reggae à travers le monde ».)

Get Up, Stand Up

Le ska jamaïcain rythmé et enjoué a fait place au rocksteady décontracté puis au reggae, étroitement lié à la communauté rasta locale. Les Rastafaris, membres d'un groupe politique et religieux axé sur l'Afrique, étaient tout d'abord redoutés sur l'île et faisaient l'objet de discriminations. Cependant, les chansons rasta de Bob Marley ont changé la perception de ce mouvement de contre-culture et ont fait du leader des Wailers une star internationale. La popularité inouïe de Marley est due à Blackwell. (Lors de l'introduction de Blackwell au Rock and Roll Hall of Fame en 2001, il a été qualifié de « l'homme responsable de la popularité du reggae à travers le monde ».)

C'est extraordinaire qu'une si petite île puisse produire autant de musique.

— C H R I S   B L A C K W E L L

C'est extraordinaire qu'une si petite île puisse produire autant de musique.

— C H R I S   B L A C K W E L L

Après Bob Marley, Island a découvert de nombreux artistes influents, dont Grace Jones, The Cranberries, Melissa Etheridge, Tom Waits, U2 et Amy Winehouse. Grâce au goût éclectique de Blackwell et à son don pour découvrir les talents, la maison de disques indépendante s'est transformée en une puissance internationale avant d’être rachetée par PolyGram en 1989.

Après Bob Marley, Island a découvert de nombreux artistes influents, dont Grace Jones, The Cranberries, Melissa Etheridge, Tom Waits, U2 et Amy Winehouse. Grâce au goût éclectique de Blackwell et à son don pour découvrir les talents, la maison de disques indépendante s'est transformée en une puissance internationale avant d’être rachetée par PolyGram en 1989.

I Put a Spell On You

Étant donné que la campagne de Printemps 2019 de David Yurman capture la beauté tropicale de la Jamaïque, il nous a semblé naturel d'opter pour une chanson qui rend hommage à son patrimoine créatif. Le titre « I Put a Spell on You », diffusé pour la première fois dans le cadre de notre campagne, comprend des artistes jamaïcains populaires comme Mykal Rose, Sly & Robbie et Ernest Ranglin.

I Put a Spell On You

Étant donné que la campagne de Printemps 2019 de David Yurman capture la beauté tropicale de la Jamaïque, il nous a semblé naturel d'opter pour une chanson qui rend hommage à son patrimoine créatif. Le titre « I Put a Spell on You », diffusé pour la première fois dans le cadre de notre campagne, comprend des artistes jamaïcains populaires comme Mykal Rose, Sly & Robbie et Ernest Ranglin.

Produit par Youth, un jeune bassiste britannique ayant collaboré avec U2, Paul McCartney et The Verve, le morceau tiré de l'album « Red, Gold, Green and Blues » reprend un titre de blues américain avec une touche reggae. Sa sortie en avril 2019 marquait également le lancement de Trojan Jamaica, une nouvelle maison de disques de BMG, du musicien australien Sharna « Sshh » Liguz et de Zak Starkey, batteur des Who et fils du Beatle Ringo Starr.
 

« Notre objectif est d’apporter de la nouvelle musique jamaïcaine à tous », déclare Liguz. « Je trouve que le reggae et le blues américain adoptent une approche différente d'une musique similaire, explique Starkey. La musique jamaïcaine offre un message sérieux avec un rythme enjoué. Le blues américain diffuse un message très semblable et pourtant sa musique est plus rude, plus « triste ». Mais les deux styles sont aussi intenses l’un que l’autre. »

Produit par Youth, un jeune bassiste britannique ayant collaboré avec U2, Paul McCartney et The Verve, le morceau tiré de l'album « Red, Gold, Green and Blues » reprend un titre de blues américain avec une touche reggae. Sa sortie en avril 2019 marquait également le lancement de Trojan Jamaica, une nouvelle maison de disques de BMG, du musicien australien Sharna « Sshh » Liguz et de Zak Starkey, batteur des Who et fils du Beatle Ringo Starr.


« Notre objectif est d’apporter de la nouvelle musique jamaïcaine à tous », déclare Liguz. « Je trouve que le reggae et le blues américain adoptent une approche différente d'une musique similaire, explique Starkey. La musique jamaïcaine offre un message sérieux avec un rythme enjoué. Le blues américain diffuse un message très semblable et pourtant sa musique est plus rude, plus « triste ». Mais les deux styles sont aussi intenses l’un que l’autre. »